Et si un thriller en disait plus long sur vos risques RH qu'un rapport de conformité ?
- saubard
- 20 juil.
- 3 min de lecture
Catégorie : NEWS RH — Prévention des risques • QVCT • Management • Risques RH
Un lundi matin, dans une entreprise comme les autres
Une stagiaire se jette du cinquième étage, devant le siège. Sur le trottoir, le directeur financier murmure : « Et pas bon pour l'image du groupe. »
C'est par là que commence Le Bureau des Leurres, un thriller psychologique qui se déroule entièrement dans le monde de l'entreprise. Je l'ai écrit sous le nom de Sophie Aubard. Et si je vous en parle ici, sur le blog de l'Institut RH, ce n'est pas seulement parce que c'est un roman : c'est parce qu'il met en scène, page après page, ce que nous, professionnels des ressources humaines et dirigeants, passons nos journées à prévenir.
La fiction va parfois là où le rapport n'ose pas aller
On peut lire cent pages sur les risques psychosociaux sans jamais ressentir ce qu'ils font vraiment aux gens. Un tableau de bord ne tremble pas. Une procédure ne détourne pas le regard.
Le roman, lui, fait ressentir. Il montre le harcèlement là où il se loge réellement : dans le geste « anodin » du collègue qui impose le contact et se réfugie derrière un « c'était amical ». Il montre la discrimination dans ce simple réflexe de suspicion face à un trou de deux ans dans le CV d'une femme. Il montre le suicide au travail non pas comme une statistique, mais comme une onde de choc qui engage une organisation tout entière.
Autant de situations que vous reconnaîtrez. Peut-être pour les avoir gérées. Arbitrées. Ou, parfois, contournées.
Ce que ce thriller dit à un dirigeant
Derrière le suspense - et il y en a, jusqu'à la dernière ligne - le livre pose une question que nous fuyons parfois : jusqu'où une entreprise est-elle prête à fermer les yeux ?
C'est exactement la question à laquelle un employeur est confronté quand il repousse la mise à jour de son DUERP, quand il laisse un signal faible sans réponse, quand il préfère protéger une image plutôt que d'ouvrir une enquête interne. Dans le roman, ce sont des personnages. Dans la réalité, ce sont des responsabilités civiles, pénales, humaines.
La prévention des risques psychosociaux n'est pas une case à cocher pour éviter une amende. C'est ce qui sépare une organisation qui protège ses collaborateurs d'une organisation qui découvre, trop tard, ce qu'elle n'a pas voulu voir.
Un roman à lire et à faire circuler
Le Bureau des Leurres se lit d'abord comme un thriller : on le prend pour le suspense, on le referme en ayant réfléchi à son propre environnement de travail. Il ouvre aussi, sur un chiffre glaçant, la question plus large des violences faites aux femmes, dont l'entreprise n'est jamais totalement à l'abri.
C'est le genre de lecture qu'on a envie de glisser entre les mains d'un membre du CODIR, d'un manager, d'un élu du CSE. Non pour faire la leçon, le livre ne fait la leçon à personne, mais parce qu'il déclenche exactement la conversation que la prévention peine parfois à amorcer.
Il est noté 4,4/5 par ses lecteurs, avec des retours qui saluent surtout une chose : sa justesse.
Pour aller plus loin
Si cet article résonne avec ce que vous vivez dans votre structure, c'est peut-être le signe qu'il est temps de faire le point sur votre prévention des RPS , votre DUERP ou vos dispositifs de signalement. L'Institut RH accompagne les entreprises des Antilles et de la Guyane sur exactement ces sujets. Sophie Aubard est référente handicap & harcèlement.
Le Bureau des Leurres, est disponible sur Amazon.
Et vous ? Ça se passe comment dans votre entreprise ?
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